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Kigali accueille 5 000 experts pour le 20e Africa Food Systems Forum

Selon tech-ish.com, plus de 5 000 délégués venus de plus de 50 pays sont attendus à Kigali pour la 20ᵉ édition de l’Africa Food Systems Forum.

Kigali accueille 5 000 experts pour le 20e Africa Food Systems Forum

Paul Kagame doit l’ouvrir le 31 août 2026, avant le sommet principal organisé du 1ᵉʳ au 4 septembre au centre des congrès de Kigali, entouré de sessions et clos par un festival alimentaire. Pour la restauration afro-fusion, l’intérêt repose sur un passage désormais explicite entre production, nutrition, innovation, marchés et financement.

Le forum, étape après étape

Le thème retenu est l’investissement dans les systèmes agri-alimentaires africains, avec trois objectifs: nourrir les nations, créer des emplois et renforcer la résilience. Le programme retient cinq priorités: investissement et finances, sécurité alimentaire et nutrition, résilience climatique, jeunesse et innovation numérique, commerce et marchés.

L’Alliance pour une révolution verte en Afrique, ou AGRA, organise le rendez-vous depuis Nairobi avec le gouvernement hôte. Tout a commencé en 2006 en Norvège sous le nom de Conférence africaine pour la révolution verte. Le forum s’est installé sur le continent en 2010, est devenu un rendez-vous annuel et a pris son nom actuel après plusieurs années sous l’appellation African Green Revolution Forum.

Kigali accueillera le seizième sommet, vingt ans après la première rencontre norvégienne. Le Rwanda a déjà accueilli l’événement en 2018, 2020, 2022 et 2024, puis en 2026. Cette continuité n’est pas secondaire: elle fournit un cadre de comparaison direct entre les éditions successives.

Un élément concret précède même le forum. En février 2025, l’AGRA et le ministère rwandais des technologies de l’information ont signé un accord pour mettre en place un pôle d’innovation alimentaire. Reste à suivre ce que ce pôle produit effectivement: le dossier disponible ne fournit encore ni calendrier de réalisation, ni résultat mesurable.

Du légume indigène à l’assiette

La professeure Mary Abukutsa Onyango a partagé le Prix africain de l’alimentation 2025 avec la Nigériane Mercy Diebiru-Ojo. La source associe notamment cette distinction aux travaux de Mary Abukutsa Onyango sur les légumes indigènes.

Pour un restaurant afro-fusion, le signal doit être lu avec méthode. Un prix scientifique ne migre pas automatiquement dans l’assiette. La source ne donne ni variété précise, ni volume disponible, ni prix, ni transformation technique, ni recette testée. Elle ne permet donc pas d’annoncer une nouvelle tendance de carte.

Le contrôle pratique commence plus tôt:.identifier le légume, son producteur, son circuit d’approvisionnement et sa disponibilité réelle. Tant que ces éléments ne sont pas établis, l’information relève de la recherche agricole, pas du produit transformé. C’est la différence entre un sujet nutritionnel et une opération commerciale viable.

La jauge financière

Le dispositif central du forum est la salle des investissements, où gouvernements et entreprises présentent leurs projets aux financiers. En 2025, à Dakar, onze pays ont exposé 18,5 milliards de dollars d’opportunités nationales d’investissement dans les systèmes alimentaires. Six d’entre eux, passés par des programmes dédiés, représentaient environ 9 milliards de dollars.

Le même rendez-vous a permis à 66 petites et moyennes entreprises de présenter 90,5 millions de dollars de demandes d’investissement à plus de 100 investisseurs inscrits. Ces 90,5 millions correspondent à des fonds recherchés, pas à des capitaux déjà réunis. Le rapport de 2025 présente les plans comme soumis à examen et indique que leurs mécanismes de mise en œuvre seront engagés.

La lecture doit donc conserver trois catégories distinctes: opportunité, demande et mise en œuvre. Ajouter 18,5 milliards, 9 milliards et 90,5 millions pour produire un total de financementssecured serait faux. Le chiffre de 9 milliards concerne six des onze pays, tandis que les 90,5 millions représentent les demandes des entreprises.

Pour la restauration afro-fusion, le verdict est net: Kigali donne un programme, des priorités et des montants en discussion. Il ne fournit pas encore de plat, de produit ou de circuit d’approvisionnement. La prochaine étape consiste à vérifier si les projets annoncés disposent d’un mécanisme concret d’application et parviennent jusqu’au marché.